08 décembre 2006

SNCF : l'entreprise la mieux connu à l'étranger pour ses GREVES !

logo_SNCF

   

La SNCF, ses cheminots !

Je suis persuadé que peu de personnes savent pour quelles raisons des milliers de passagers chaque matin sont obliger de subir ce genre de désagrements.

Cela devient INADMISSIBLE !

Leur message n'est même plus écouté par le grand public.
Vous imaginez-vous faire grève à chaque décision de votre emplyeur ???

Et ne parlons même pas de l'image que cela donne aux étrangers de passage à Paris ?

Messieurs les cheminots, vous mériteriez d'être dans le privé... vous ne pourriez pas vous plaindre pour un Oui ou pour un Non.

Désolé pour ce coup de gueule, mais je suis fatigué de voir des feignants qui pretextent une grève pour ne pas bosser tout en em..... ceux qui vont travailler.

Posté par Ruffilo à 11:54 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur SNCF : l'entreprise la mieux connu à l'étranger pour ses GREVES !

    tempête sur la SNCF !

    Je viens de terminer mes cours et je rentre chez moi par le train et le métro. On me dit souvent que je pourrai être décoré par la SNCF car chacun de mes voyages dure près de 2 heures. J'ai ainsi acquis une grande habitude des "petites perturbations" hebdomadaires qui apportent une pincée d'imprévus à la routine des rails et suis plutôt complaisant quant aux raisons invoquées par le haut-parleur pour tenter d'excuser le retard ou la suppression de mon train...

    Aujoud'hui, la tempête est sans doute la vraie responsable de l'arrêt définitif de mon train en gare d'Ermont. Le tout dans un climat de grêve de personnels sur le RER de la ligne C. J'habite près de Montigny-Beauchamp, il me reste une dizaine de kilomètres à faire.
    Heureusement, le haut-parleur nous annonce qu'un service de cars est mis à la disposition des voyageurs pour desservir les dernières stations. Je rassure des voyageurs inhabitués et qui semblent égarés et me retrouve sur la place de la gare, moi-même perdu au sein d'une foule de personnes qui bravent la pluie et le vent pour trouver le car salvateur. Des cars sont là en effet, mais il s'agit des services dits "réguliers" qui ne sont pas concernés par notre problème. Nous courons d'une portière à une autre en quête d'un renseignement. Au bout de 30 minutes d'attente, un car arrive enfin spécialement pour nous. Bien évidement, il est pris d'assaut par la moitié des voyageurs et démarre bondé en laissant sur la place l'autre moitié.
    On se renseigne : justement, quatre préposés SNCF sont là, près de la gare et discutent. Je tente de demander où se trouve le car qui doit remplacer le train. La réponse est si vague que je e demande si la "dame en bleu" est au courant du problème... Après quelques explications et échanges infructueux, elle me dit :
    - c'est quand même grâce à nous que nous mettons à votre disposition un car de remplacement. C'est quand même nous (SNCF !) qui payons !
    A cet instant, les mots me manquent : je lui montre mon ticket :
    - Mais j'ai payé ma place ! Et comment est-ce que je fais pour rentrer chez moi ?
    - bien sûr, c'est notre faute si une caténaire est tombée sur la voie... vous n'aviez qu'à monter dans le car.
    -...
    Je rejoins le groupe des autres clients, sans bien comprendre ce qui m'arrive, au milieu de la place pour attendre la suite, avec les autres. Le temps passe, le vent et la pluie, en revanche, redoublent. Encore une autre demi-heure. On en déduit qu'il n'y aura pas d'autre car.
    Je retourne à la gare. Les quatre préposés qui sont censés renseigner les clients bavardent toujours entre eux. Je m'adresse à celle qui s'était déjà distinguée par sa courtoisie hautaine :
    - Alors, ce car... Il vient ?
    Elle refuse maintenant de me parler, je suis devenu transparent : elle ne me voit pas. La colère commence à remplacer sérieusement mon impatience. Puisque personne ne peut me rapatrier chez moi, je vais donc au guichet pour exprimer mon mécontentement et demander le remboursement de mon ticket. C'est juste pour marquer le coup, puisque je ne suis pas à quelques euros près. La préposée observe mon ticket :
    - on ne peut pas vous rembourser car ce billet a déjà été oblitéré puisque vous avez déjà fait une partie de votre voyage.
    - dans ce cas, vous allez entendre parler de moi, je vais écrire un article sur ce qui vient de se passer !
    Alors, avant de sortir de la gare, calmement mais ostensiblement et avec mon téléphone, je prends en photo la dame en bleu qui était devenue muette. Du coup, c'est soudain la panique dans la gare ! Elle retrouve brusquement la parole (je suis rassuré) et se met à crier :
    - vous n'avez pas le droit... et le droit à l'image... on va appeler la police...
    La caissière sort de sa caisse tandis que je quitte calmement la gare pour rentrer chez moi, à pieds. J'en profite pour téléphoner à mon épouse.
    Mais voilà que je suis poursuivi ! Les deux agent(e)s me menacent en criant et téléphonent chacune de leur côté (!) à la police. Avec mon sac en bout de bras, je prends le trajet du retour sans me retourner tandis que l'on continue de me menacer...
    - comme ça, j'aurai votre adresse ! Vous allez voir... on appelle la police.

    Une triste vision me traverse alors : je commence enfin à comprendre les motivations ravageuses qui animent les tagueurs et casseurs en tout genre qui dévalorisent un peu plus chaque jour notre outil de transport.

    Soudain, alors que je viens de parcourir mes premiers cent mètres, deux voitures de police m'entourent. Des agents sautent des véhicules avant même l'arrêt, dans un bruit de freins et de roues qui patinent : je suis devenu l'ennemi public N°1 !

    note à l'attention du réalisateur : on ajoutera ici la scène du porte-voix "couchez-vous, vous êtes cerné, jetez vos armes, etc.".

    On me demande mes papiers et des explications sur l'effroyable scandale dont je suis responsable. Finalement, je dois effacer les photos (illisibles, par ailleurs) de mon téléphone. On me fait la morale gentiment, mais, de fait, je n'ai guère l'allure d'un malfaiteur...

    Puis en m'adressant à l'un des policiers :
    - Et cela ne vous dérange pas de venir à quatre et avec deux voitures pour vérifier les photos de mon téléphone ?
    - Nous serions venus à 25 si nous avions pu !
    - Je ne comprends toujours pas. Je suis obligé de rentrer à pieds alors que je viens de payer mon voyage. Je pense être resté courtois envers ces personnes qui refusent de me renseigner sur l'éventualité d'un autre car de remplacement et c'est mon identité qu'on vient vérifier ! Un cauchemar ?
    - Vous n'avez pas le droit de prendre les personnes en photo (1).
    - Et pour mon ticket ?

    Question restée sans réponse, les forces de l'ordre étant déjà reparties vers d'autres aventures.
    J'ai soigneusement évité de leur demander de me raccompagner...
    Une intervention menée avec diligence a ainsi permis de transformer un méchant forcené en un vieux prof qui voulait simplement rentrer chez lui.


    Venant de Paris, je suis donc rentré chez moi après 4 heures d'un voyage mouvementé... trempé et transi, déçu de n'avoir pu être remboursé de mon ticket, mais fier d'avoir pu mettre une fois encore en évidence l'efficacité des services publics de la Nation.

    Malheureusement, l'expérience m'avait déjà montré que lorsque qu'on se fait racketter et menacer d'un couteau (dans cette même gare), aucune suite n'a jamais pu être donnée, malgré mes efforts auprès des commissariats d'Ermont, puis de Taverny...
    Le vrai héros de l'histoire, c'est mon épouse qui est venue me chercher en voiture.
    Dommage pour la dame en bleu qui n'aura pas sa photo dans le journal !

    (1) rappel des textes liés à l’utilisation illégale ou irrégulière de l’image : "L’usage, sans son autorisation, de l’image d’une personne dans le cadre de sa vie privée peut donc entraîner la mise en cause de la responsabilité de l’utilisateur". Ce n'est donc pas la prise de vues qui est mentionnée par la loi, mais l'utilisation des images. De plus, les textes s'appliquent à la vie privée et non professionnelle.

    Posté par theo, 10 décembre 2006 à 15:36 | | Répondre
  • Merci

    Merci pour ce temoignage qui est très agréable à lire quant à la forme et très énnervant quant au sujet.

    Amicalement

    Nicolas

    Posté par Admin, 11 décembre 2006 à 12:06 | | Répondre
  • tempête suite

    Merci Nicolas pour ton commentaire ! Je viens d'envoyer le texte à la présidence de la SNCF, par voie hierarchique à la gare d'Ermont !

    Posté par theo, 31 décembre 2006 à 19:48 | | Répondre
  • Ras les moustaches de ces grèves!

    Commentaire publié sur mon Blog en réponse à Théo.
    Bienvenue au Club!
    Théo, merci pour ton voyage sur mon Blog!
    Ton commentaire très imagé, pourrait effectivement être repris par un metteur en scène.
    Je te rassure, j'ai déjà été confronté à ce genre de situation de grèves "surprises" en plein hiver où je me suis retrouvé éjecté d'un train couchette en gare de Limoges, sous la neige à 2h du matin avec mes deux petits fils de 4 et 5 ans.
    Bonjour la galère: même scénario avec les bus, la solidarité « les femmes et les enfants d’abord » n’ayant pas joué.
    1er bus pris d’assaut et attente ½ heure sous la tempête de neige du deuxième, pour être débarqué à 5h dans une petite gare pour attendre un autorail qui devait partir de Limoges !
    Belle coordination ; il aurait été plus simple de nous laisser dans le train couchette attendre le départ de cet autorail !
    Le conducteur refusant que l’on reste au chaud dans son bus, avec comme argument que la grève SNCF, ce n’était pas son problème, qu’il ne continuait plus sur Bordeaux à partir du moment où il venait d’être informé que nous devrions avoir un train plus tard !
    Le train sans horaire, s’est rappliqué trois heures plus tard avec, cerise sur le gâteau, une contrôleuse qui est venu me demander mes billets dès l’accès dans le train bondé.
    Inutile de préciser que le SURICATE grincheux, il n’a pas aimé, et a exprimé son ras le bol en refusant d’obtempérer.
    Soutenu par des voyageurs qui m’avaient vu jouer la Nounou tout au long de cette expédition, elle n’a pas insisté.
    Et pour enfoncer le clou de la désorganisation bordélique de la SNCF, je n’ai jamais pu obtenir l’heure d’arrivée en gare de Bordeaux.
    Ma fille qui attendait ses enfants depuis 6h20, n’a pas eu plus de chance de son côté.
    Finalement elle a eu la joie de les embrasser à 12h30, notre train jouant à l’escargot en s’arrêtant à toutes les gares.

    Posté par grainsdesel, 31 décembre 2006 à 21:59 | | Répondre
Nouveau commentaire